SALUT

vendredi 31 décembre 2010

Nouveau numéro de téléphone à Madagascar

Caroline et Jacques sont bien arrivés à Madagascar !

Ils ont un nouveau numéro de téléphone !

Pour les appeler, procéder comme suit...

1. Composer le 0900 33 44 34
2. Attendre que la tonalité revienne.
3. Composer le 0026 134 666 62 68
4. Terminer par #

Les appels sont plus chers qu'en Ouganda (70 cts/min. + 10 cts de frais de connexion).

Bonne année à tous !

mardi 28 décembre 2010

Un rolex?




 Un petit en-cas sympa qui coûte trois fois rien
       et qu'on trouve à tous les coins de rue.

Dans nos valises


Une meilleure capacité d’adaptation :
Une autre langue
Un lit d’un mètre huitante
Une nourriture inhabituelle
Des transports partant on ne sait quand pour on ne sait où
Des horaires extensibles
Accepter d’être l’étranger.

Des connaissances :
Sur le SIDA, ce que cela représente dans ce pays et pour les personnes en étant atteintes
En anglais
Sur le pays, sa culture, sa politique, ses habitants
Sur nous.

Des émerveillements :
Devant le paysage grandiose du Sipi
Devant l’immensité de la savane dans le parc Murchinson
Devant tous ces animaux qu’on imagine depuis tout petit, les phacochères, les buffles, les babouins, les crocodiles, les hippos, les gazelles, les girafes et les éléphants.

Du respect :
Pour ces jajas, ces grand-mamans et toutes les femmes de ce pays, qui par leur travail et leur amour pour leur famille montrent l’exemple.
Pour Adrien qui mène les projets de l’association Omoana de main de maître tout en restant proche de ceux à qui ces projets sont destinés.

Des certitudes :
Sur le fait d’être privilégiés de vivre en Suisse, avec un système de santé et un système social efficaces, une sécurité politique…
Sur le fait que notre façon de consommer au nord participe au maintien de la situation dans laquelle se trouvent la plupart des pays du sud.
Sur notre compatibilité et le fait qu’on souhaite continuer la route ensemble.
Caroline n’aime pas le fitness.

Des incompréhensions :
Pourquoi un homme ougandais est-il incapable de dire « je ne sais pas » ou « je ne peux pas » et préfère faire ou répondre n’importe quoi ?
Pourquoi font-ils 15 plats différents pour les mariages ou les fêtes de Noël, alors qu’ils n’en mangeront pas la moitié et que cela leur coûtera des mois d’économie ?
Pourquoi n’aiment-ils pas la fondue ?!
Pourquoi le président est-il au pouvoir depuis 25 ans alors que le peuple n’a plus confiance en sa loyauté ?
Pourquoi le prix des transports augmente-t-il de 50% pendant la période de Noël ?

Des contradictions :
La religion, qui leur apporte une identité commune, de la solidarité, un sentiment d’unité les mène aussi à adopter une attitude parfois passive : Dieu décide.
Les téléphones portables sont arrivés dans les villages bien avant l’électricité. Comment faire pour les recharger ? Au petit shop qui possède une génératrice. 


Un proverbe :
Qui pète en Afrique fait confiance à son estomac.

De nouvelles aptitudes :
Faire la lessive à la main.
Faire la vaisselle accroupi.
Etre patient et ne pas chercher à remplir tous les temps creux.
Savoir se contenter de ce qu’on a à disposition.
Conduire une évaluation de projet.
Savoir utiliser le système D.
Négocier un prix.
Savoir lâcher prise et relativiser.

Des souvenirs :
Le rire de Winnie.
La malice de Ruth.
Les malheurs de Filippo.
Les soirées Ligretto.
Le mime de Pierre Perret.
La pire mine de ma vie.
De beaux moments de complicité.
Mamie Anne-Claude écossant les haricots avec les enfants.
Un rolex au Nile.
Les créations de Vivi pour les enfants.
Les voyages en Matatu serrés comme des sardines et des poules à nos pieds.
…

Voilà tout ce que nous avons à mettre dans nos valises. Cela risque d’être serré mais ça ne pèse pas lourd. On espère ne pas avoir de problèmes à la douane, est-ce bien légal de sortir toutes ces richesses d’Ouganda ?

Merci à Adrien, Lilian, Robert, Toni, Emmanuel, Samuel, Mamy Annet, Mamy Jane, Justus, Uncle Kato, Ruth, Teddy, Damali, Dan, Constance, Zebiddie, Viola, Sarah, Enock, Jackie, Angela, Franck, Patrick, Kakira, Lucia, Christine, Mariam, Issa, Moses et Kikere, Muganba, Noko, Ibrahim, Derrick, Lawrence, Winnie, Nagadia, Zilifa, Kato, Juliet, Desire, Waswa et Nakatou, Christine, Toni, Siraje, Simon, Lilian, Akram, Winnie pour tout ce que vous nous avez apporté. 

Jack et Caro

N'importe quoi le retour !


Certains, certaines, nous disent pleurer en regardant notre blog. Alors on force un peu dans l'absurde...
Meilleurs voeux à vous tous.

Hihu Bidibu !!!!!!


Petit délire en clin d'oeil à Vivi.
Les enfants vont adorer tes doudous. 

lundi 20 décembre 2010

Merry Christmas!

Les fêtes de fin d'années approchent pour tout le monde. Même si nous n'avons pas de neige ni de mandarines nous n'oublions pas de faire la fête.
Voici quelques images de notre super journée passée avec les enfants d'Omoana à l'occasion de la fête de Noël.




Au menu: de la dinde (pas farcie), du poulet, deux sortes de riz, des chapatis, du matoke, des spaghettis bolognaises, des sauces diverses et variées, des patates, des biscuits, des jus,... de quoi être largement repus!









Pour digérer, soit on se dépense avec une bonne partie de foot...











Soit on se déhanche en rythme!









                                               En tout cas, c'était une belle journée!








                                                               Joyeux Noël à tous!

dimanche 28 novembre 2010

Article pour le journal d'Omoana


« Prépare-toi, petit garçon,
Elle s’ra longue l’expédition
Et même si on n’en revient jamais vivant
Il faut marcher droit devant.

Quand il était haut comme trois pommes
Et qu’il n’était qu’un tout petit bonhomme,
On le poussa hors du berceau
Lui mettant un baluchon sur le dos,
Le bagage vide d’expérience
Il posera le pied dans son existence.
On n’est pas sitôt arrivé
Que l’on doit faire face à sa destinée »

                                    Tiré de la chanson « Droit devant » des Cowboys fringants


Dans le baluchon de Joachim il y a, comme dans celui de nombreux petits Ougandais, un virus, celui du VIH.
Un tout petit virus, minuscule même ! Mais qui prend tant de place !
Ils avaient bien réussi à cohabiter pendant les premières années de sa vie. Ce dernier avait su rester discret… Mais à présent !
Son énergie, son immunité, sa joie de vivre, rien n’a réussi à y échapper.
A l’école les copains ne veulent plus s’asseoir à ses côtés, au village certaines personnes crient : « Ne vient plus chez nous, on ne veut pas ton SIDA ! ». Et même à la maison,… c’est plus comme avant.
Pas facile de garder la tête haute.
Les fièvres, les diarrhées sont devenues de plus en plus fréquentes.

Plus de répit.

Etant arrivée au bout de ce qu’elle connait pour soigner son garçon, la maman décide de l’emmener chez le docteur.

Il est à bout de forces

« Ho là là ! Pourquoi as-tu autant attendu maman ?! Ne vois-tu pas dans quel état se trouve ton enfant ? »
Le traitement anti-rétroviral débuta rapidement et Joachim resta quelques mois à « la maison Omoana ».
Pour récupérer tout d’abord, puis pour en apprendre plus sur le VIH, comment lui faire face et  comment « vivre  positivement ».
Il put alors mettre d’autres choses dans son balluchon ; des rêves, de l’espoir, de l’amour et quelque part, dans une petite poche, là où il ne prend plus trop de place, ce virus.

                                                                                     Caroline

Le plastique c'est fantastique

Posted by Picasa

samedi 13 novembre 2010

La Terre vue de la terre




Petit diaporama qui sera alimenté au fur et à mesure de nos rencontres...

Article pour le journal d'Omoana

En tant que donateurs et parrains, vous connaissez certainement les activités d’Omoana par divers biais. Qu’à cela ne tienne, j’ai envie de vous faire part de mon point de vue.

Arrivé avec mes représentations du travail qui se faisait ici, elles ont très vite été remplacées par de la curiosité et l’envie de comprendre, sans préjugés, la réalité de l’intervention d’Omoana.

Ici, pas de concept fumant pour donner une direction au travail mais beaucoup de bon sens, une excellente connaissance du contexte culturel, économique, social. Mais aussi une vision des enjeux de ce pays dans son développement.

Concrètement, Omoana c’est accueillir un enfant HIV positif en mauvaise santé, détecté à l’hôpital. On lui donne un traitement pour renforcer son système immunitaire. On le nourrit selon un régime recommandé pour les personnes atteintes du sida. Ensuite, on vise sa réintégration dans sa famille. Cela implique de comprendre qu’est-ce qui l’a amené dans cette situation. On sait qu’être HIV positif en Ouganda ça sous-entend une discrimination au village, à l’école et même dans la famille. Mais aussi la croyance qu’aucun traitement n’existe ou que Dieu en a décidé ainsi. On peut comprendre que certains parents, faute d’information, de moyens économiques et sous la pression de la communauté, ne prennent plus soin de leur progéniture. Alors Omoana l’inscrit à l’école et financera sa scolarité jusqu’à ce qu’il obtienne un métier. On informe les parents de la gratuité du traitement. On va les guider afin d’accueillir leur enfant dans les meilleures conditions sanitaires et sociales. Tout cela a un coût, alors, à certaines conditions, un micro-crédit peut leur être octroyé. Omoana va également rencontrer le maître de classe pour le sensibiliser à la situation et entreprendra la même démarche avec le chef du village. Ainsi l’enfant réintègrera sa communauté. 

Mais pourquoi faire tout ça ? Parce que le pays est en plein développement et qu’il a besoin d’ambassadeurs comme tous ces enfants à qui Omoana tente d’offrir un avenir.

…Mais en fait, c’est pas une approche holistique ça… ?

                                                                                                                 Jack