SALUT

dimanche 31 octobre 2010

Mon escapade en terre africaine. Par Anne-Claude.

Enfin je descends sous les nuages d’altitude.
Vu du ciel : étendue verte sillonnée de routes rouges et tachetée des toits des maisons puis, finalement, la piste bordant le Lac Victoria.
Entebbe 17 octobre
Enfin les voilà !
Tout sourire ils m’accueillent pour ce début d’aventure. Après quelques heures de route, fatigués, ils m’accueillent chez eux. Je fais la connaissance de Santiago leur fidèle sentinelle.
Dans la maison tout est prêt.
Ma chambre ...
Ils n’ont pas oublié un petit coin pour André afin que je n’oublie pas la Suisse et que je puisse, le soir, lui raconter ma journée avant de m’endormir.
Au passage je viens accrocher les nouvelles fraîches de la famille à la ficelle des dépêches.
Avant de sombrer sous les voilages, je découvre le programme concocté par mes deux tourtereaux.
18 octobre
Après une bonne nuit, c’est départ pour Jinja, la ville.
C’est là que je découvre le boda taxi moto elles n’ont peur de rien ces muzungus traduisez « ces blanches ». En robe et chevauchant le siège. ! Puis le taxi bus prévu pour 14 places mais parfois à 21 ça doit aller aussi !! Là aussi on négocie le prix. Finalement ce sera presque à chaque fois 500 pour le trajet à boda et 1000 pour celui en taxi bus.
On va y faire des courses, visiter le marché pas triste avec ces enfilades de petits marchands de tout. On négocie tous les prix. Caroline est très assidue et ne lâche pas le morceau. Caro et Jack ont leurs marchands préférés. On ne pèse rien, tout est à l’œil. Parfois, Caroline demande à payer le vrai prix, le prix ougandais, … et le montant descend. La grosse passoire dont on avait besoin le marchand courra la chercher ailleurs chez un voisin et son prix passera de 6000 à 3000.
Pour nos deux tourtereaux pas question de se donner la main dans la rue et pas de petit bisou volé, ça ne se fait pas ! Les câlins c’est pour la maison. Ceux qui se promènent main dans la main ce sont les amis, garçons ou filles.
Au retour de la ville on utilisera à nouveau boda et taxi bus. C’est les TL et le LEB du coin. Si on n’utilise pas ces moyens de transports on fait le trajet à pied. Et tout au long de mon séjour j’aurai vu des colonnes d’enfants et d’adultes le long des routes qui sortent de partout et se rendent on ne sait où, à l’école, au marché, au village, au travail, dans leurs maisons éparpillées de part et d’autre des chemins.
Laisser tomber les idées reçues et les préjugés pour se fondre dans le paysage. Il faut dire que pour la jaja muzungu( grand-maman blanche) c’est difficile !
19 octobre
Nous sommes attendus à l’école primaire de Bukaya
Les effectifs des classes sont d'un autre ordre de grandeur qu'en Suisse...
Nous effectuons un tournus dans les classes de l’école et toutes les demi-heure des élèves transportent nos chaises d’une classe à l’autre.
Chez les P1 on apprendra le nom des oiseaux en ougandais sous des guirlandes qui gênent la visibilité mais ce n’est pas important l’essentiel est de répéter tous en chœur…..
Souvenez-vous, sekoko c’est le dindon et enkoko c’est la poule
Les crayons ne sont pas toujours très longs mais on y met du cœur. A part le petit qui n’a pas de cahier ou celui qui dort un peu au fond de la classe. Tiens il me semble que je connais ça aussi ( celui qui dort un peu au fond de la classe ).
Jack Ils vont bien ces petits ?
Avec les P2 ce sera la leçon d’anglais .Attention on n’est pas au cinéma et ce n’est pas Whoopi Goldberg .Nous saurons tout sur la pendule et ses aiguilles. J’ai bien répété avec eux et j’ai retenu a clock., the second hand et the minutes hand…
Avec les grands ce sera des maths.
Des problèmes de mesure au TN et des divisions. Entre 6 et 8 par banc , on s’affaire, on efface, on écrit et finalement on lève la main. Il est loin le professeur. Il faut dire que là aussi ils sont plus de 80 dans la classe. Alors pas de bavardages et pas de place pour s’exprimer. Dans le fond on se pince un peu au passage ou on pougne (là-bas aussi) !
De temps à autre le prof fait une petite incartade dans la classe d’à-côté. Classe dont il a aussi la surveillance. Calme parfait et pas de tempête à l’horizon.
Dans la classe des P3, en anglais, c’est la banane dans tous ses états. La banane, la fibre de banane, la nappe en banane, la balle en banane ...
Et là le look des instits... de plus en plus surprenant ! Et Monsieur le Directeur.
Pas très couleur locale cette instit !!!!!
A la pause tout le monde recevra une bouillie de lait
Salle des maitres sous les arbres.
Pour la photo de classe on s’y reprendra en trois fois.

Quelle attraction ces muzungus !!
L’après-midi nous le terminerons à écosser les petits pois avec les enfants de l’hôpital.
En compagnie de quelques mamans et des enfants. Dans les sourires et les rires les poules et les chants des mamans qui étaient là avec leurs enfants. La rigolote qui veut toujours se faire photographier c’est Winnie.
Ce soir au menu : festin suisse Aux chandelles s’il vous plait ! Digne petite-fille de son grand-père, Caroline a confectionné un joli pain.
Il faut dire qu'aux chandelles ce n’est pas toujours un choix ! Eh oui, parfois l’électricité manque. Alors ne vous étonnez pas non plus si vous n’arrivez pas à les joindre. Ils se débrouillent avec les moyens du bord.
20 octobre
Aujourd’hui on joue les touristes départ pour les chutes de Sipi dans l’Est du pays. Après quelques heures passées dans différents moyens de transport, y compris, pour la dernière grimpette, alignés et repliés dans le coffre d’une Mazda break, on atteint notre destination (le problème c’est toujours les pattes de Jacques: dans le coffre il y avait encore les pieds à caser, dans un lit ou sous une tente, il y a toujours un bout de trop et ça coince.)
On est maintenant à 1700m et nous franchissons la porte du paradis. Tranquillité, oiseaux et fleurs colorés, logement de rêve: les petites huttes dans la forêt et pour bercer nos rêves le bruit de la chute qui est juste au-dessous de nous.
Lacam Lodge au village de Sipi 4 étoiles au guide Borgnetti Ouganda.
21 octobre
Les routes du paradis sont longues alors on part visiter.
Notre guide Martin nous expliquera tout sur la culture du café, de babaniers, on verra les avocatiers et les fleurs et les fleurs . Les mêmes que dans nos jardins mais au naturel ce sont des arbustes voire des arbres !!
Derrière la deuxième chute on jouera les Indiana Jones pas de trésor mais on était bien là tous les 3. On était mouillés mais on avait chaud au cœur.
On poursuivra jusqu’à la 3e chute
Au-haut, les femmes lavent le linge, les enfants jouent, ailleurs on lave les grains de café.
Ne recule pas Jack ! le saut de l’ange c’est pas encore pour le moment !
On finit notre ballade trempés. Ca fait bien rire les villageois qui eux se sont mis à l’abri. Trempés pour trempés on se sèchera à la maison.
Le coin est tellement beau qu’on reste une nuit de plus.
Pas d’électricité dans le camp alors on joue au scrabble à la lueur d’un phalo. J’ai encore perdu !
22 octobre
Ce matin on part dans le village, on va faire notre café. A part la cueillette et le séchage on est passé par toutes les étapes de la fabrication du café et il y en a !
Jack avait le bon rythme alors, on lui a délégué une bonne partie du travail.
Pendant ce temps j’ai appris à la nuée de gamins qui nous observaient le hit de la journée. Ainsi font font font…Même perchés dans les arbres en se balançant on entendait ainsi font font….
Le café embaumant le sac on est rentré au camp avant la route du retour.
A la nuit on est arrivés fatigués mais la tête encore pleine de beaux moments.
23 octobre
Jack et Caro au boulot !
On part en brousse pour faire l’interview de Christine. Là on est à une heure de route de l’orphelinat et on est dans la dure réalité de la vie de beaucoup de ces enfants.
Mais Christine, entourée de sa tante, de ses cousins, cousines et d’une grand-mère battante, affronte la vie. Elle se réjouit d’avoir pu être soignée à Omoana pour pouvoir suivre l’école et devenir institutrice.
Au vu du déroulement et des attentes de la journée nous ne pourrons pas interviewer Tony car il est trop tard alors Caro et Jack vous reviendrez un autre jour.
Ici le quart d’heure vaudois se transforme souvent en heure ougandaise et il faut changer les plans.
De retour, passage au marché de Bukaya. Comme d’hab. on mitonne un bon souper. Il y a toujours des essais au menu, cette fois c’était boulettes confectionnées avec de la chair à saucisse accompagnées d’une sauce tomates et d’une salade de concombres. Avec patience Caroline a aussi préparé deux plats de pâtes fraîches. Ce soir il y a des invités : Adrien et une expatriée française qui rentre de mission au Congo.
Dimanche 24 octobre
Jour de repos à l’orphelinat de St-Moses
J’ai testé la laverie automatique : un canon pour toi, un pour moi, une chaussette pour moi, la deuxième pour toi… à deux c’est efficace!
Autour de la maison les enfants s’affairent: pour eux aussi c’est journée de lessive, de rangement et d’étude. Les plus petits passent en courant et jouant. Il y a beaucoup de vie et de cris joyeux.
Cet après-midi courses à Jinja On trouve finalement un adaptateur avec fiche triple pour l’ordi et quelques souvenirs. Ce soir on prépare les bagages et moi ma valise.
Demain, 5h, c’est le départ pour le safari au parc national de Murchinson Falls puis retour vers la Suisse.
Lundi 25 octobre
Longue mais agréable route. Sur le trajet on a eu la visite de quelques babouins
Cet après-midi ballade de 3 heures sur le Nil. Les plus drôles ce sont tout de même les hippopotames! Mais il y avait aussi les crocodiles les buffles, les oiseaux et les…..et les…..
Ce soir finalement on a dormi les trois dans la même tente… Il faut dire qu’avec les phacochères qui rôdent partout et tous les bruits bizarres que l’on entend on est plus rassurés… Alors mesdames pas de petits pipis pendant la nuit.! Pour une fois on attendra le matin.


 
Mardi 26 octobre
Le lion pas vu,
Les éléphants de loin,
Mais nos chouchous c’étaient les girafes. Des troupeaux de girafes et des gazelles de toutes sortes, on n’est pas en Suisse! On s’en est mis plein les yeux !!!
Après-midi longue route en passant par Kampala la polluée pour rejoindre Entebbe pour mon départ de demain.
Bonne nuit avec lit presque assez long pour Jacques.



Mercredi matin 27 octobre
Tôt on nous emmène à l’aéroport. Passé la porte Caro et Jack sont stoppés, on ne les laisse pas rentrer. Après des aurevoirs rapides je dois continuer seule avec mes 3, non ! 10 mots d’anglais.
Bon finalement l’embarquement j’ai trouvé, la douane j’ai passé, l’avion j’ai trouvé. Seulement il ne voulait pas partir! Alors que vous arriviez à la maison j’étais toujours à Entebbe.
Du coup, correspondance ratée à Londres et plus d’avion pour la Suisse ce jour-là.
Qu’à cela ne tienne je dors à Londres, l’aventure continue…
Ce n’est finalement que jeudi matin que je pose les pieds sur le plancher des vaches. Je retrouve les bras réconfortants d’André qui commençait tout de même à trouver le temps long.
Il y aurait encore à vous raconter mais j’ai suffisamment écrit.
Je vous remercie tous chaleureusement : mes deux là-bas qui m’ont accueillie pour me faire vivre une parcelle de leur rêve, toi André qui m’a laissée partir et toi Romain qui œuvré depuis la Suisse pour rassurer papa et faire en sorte que je ne reste pas en rade quelque part. Je vous aime.
Maman

Nouveau numéro de téléphone

Après s'être fait volé leur ordinateur, nos deux aventuriers ont réussi à égarer leur téléphone portable...
Ils sont désormais joignables au numéro: 0025 679 200 80 85

Les informations pour téléphoner à bon prix ont été mises à jour en tenant compte de ce nouveau numéro et sont visibles ici.

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mercredi 13 octobre 2010

Cette réalité qui dépasse notre fiction

Ce soir là, nous avions décidé d’aller prendre notre souper en ville.  Notre choix s’était porté sur un café restaurant situé sur Main Street.  Destiné aux blancs vu les prix pratiqués, cet endroit avait l’avantage d’offrir un cadre empreint de sérénité qui nous rappelait un tant soit peu nos standards européens.
L’estomac et l’esprit apaisé après cette piqure de rappelle au goût occidental, nous repartons. A cette heure-ci, la rue est aussi vivante que durant la journée. On peut y entendre le dancehall Ougandais qui parvient d’une petite échoppe, les rires des locaux ragotants sur les terrasses. Parfois, cette animation était  interrompue par un black out qui semblait plonger la ville dans le mutisme.
Arrivé à  notre Toyota, Caroline semble perplexe. Adrien  et  moi n’arrivons pas à saisir ce qui se passe. La vitre arrière a été brisée. Nous nous regardons comme pour nous entendre sur la réalité de la situation. Certainement par reflexe, nous retournons la tête et observons les alentours pour peut-être y trouver un indice, une piste. Il est trop tard. Nous réalisons assez rapidement que nos sacs ont été volés, tous sans exception. Et c’est là que commence l’inventaire de ce qu’ils contenaient, nous amenant petit  à petit à prendre conscience de l’importance du fait.
Après ce bref constat, nous nous rendons au poste de police de Jinja. A l’accueil, on nous indique de nous rendre dans le bureau, la deuxième porte à droite. Nous longeons le sombre couloir. Le bâtiment est vaste mais nous peinons à distinguer son architecture intérieur.  Nous arrivons dans le bureau à l’entrée duquel il est mentionné « homicide room » ! Je retourne brièvement la tête et aperçoit une dizaine de mains accrochées aux barreaux d’une cellule. Je ne peux voir de visage mais sens le poids des regards posés sur les étrangers que nous sommes. Quoiqu’il en soit nous sommes là pour déposer une plainte.
Nous entrons dans la pièce indiquée auparavant par l’hôtesse. Malgré la présence de deux policiers, il n’y a aucun bruit. L’un deux nous  propose de nous assoir. Encore secoués par ce qui nous est arrivé, nous aurions voulu être rapidement entendus. L’atmosphère qui règne ici n’est pas là pour nous rassurer. Quelques slogans éducatifs ainsi qu’un numéro de téléphone a appelé en cas de corruption tiennent tant bien que mal sur les murs peints d’une couleur qu’il est impossible de définir. La poussière a semble-t-il pris ses quartiers. Des tonnes de dossiers et de registres languissent sur les quatre bureaux disposés d’une manière improbable. Les deux représentants de l’ordre lisent paisiblement leur journal et nous demande de patienter un instant.
Sa lecture terminée, l’un d’eux nous demande ce qu’il s’est passé. Il décide alors d’établir un constat que nous allons nous même rédiger sous sa direction. Le seul problème est qu’il n’y a pas de stylo à disposition. Le policier nous accompagne alors à l’extérieur afin que nous que nous en achetions trois. Nous pouvons alors commencer la dictée. Je lui fais remarquer que j’ai l’impression d’être à l’école primaire. Lui se targue d’être un bon professeur. Néanmoins, nos rapports mentionnent les faits réels ainsi que l’inventaire complet des affaires dérobées.
Soudain, une multitude de voix plus fortes les unes que les autres brisent la quiétude retrouvée et une dizaine de personnes entrent dans le bureau dont une femme qui semble accusée de produire de faux billets. Les deux gardes armés de mitraillettes, qui ne sont pas des policiers, examinent de près les faux et les font passer aux autres personnes présentes. Ce sont les personnes lésées. Notre interlocuteur n’a toujours pas bougé d’une oreille. La jeune femme essaie d’expliquer le raisons de son délit. Elle est affamée. La tension monte d’un cran et l’un des deux gardes gifle violemment la jeune femme. Mon sang ne fait qu’un tour, je ne comprends pas ce geste et ne le tolère pas, j’hésite un instant à réagir. Ne  connaissant pas la loi Ougandaise et considérant l’évidence de la corruption, je fais le point dans ma poche de peur de l’emprisonnement. Notre policier lève enfin la tête  et nous explique que parfois cela peut arriver. Il nous demande alors de revenir demain pour obtenir notre rapport.
Nous retournons donc le lendemain dans le poliçariat (nom inventé par Caro) et allons à la rencontre de l’inspecteur qui nous a reçus hier soir. Ce dernier nous emmène dans une autre salle afin que nous puissions obtenir notre rapport écrit. Il donne quelques instructions en Luganda à son collègue et nous demande d’attendre. La salle est pleine a craqué. Il y règne une confusion qui ne nous permet pas de définir le policier du citoyen. Quelques minutes plus tard, une de ces personnes nous explique que le rapport n ‘est pas encore établi. Notre dossier doit d’abord passer dans le bureau 16, revenir au 13, repartir au 14 et terminer son long parcours dans le bureau 9, dans lequel nous sommes. Je ne peux me retenir de rire. J’ai déjà entendu ça je ne sais où. Pire, mon interlocuteur est tout aussi hilare que moi. Nous comprenons alors que la procédure est loin d’être terminée et que nous devrons revenir plusieurs fois. Qu’il en soit ainsi.
Résignés, nous préférons quitter les lieux. C’est alors que l’inspecteur nous interpelle pour nous préciser que le rapport écrit nous coûtera environ 7'000 USH mais il n’est pas sûr... Peut-être 60'000 USH... Nous nous retournons, interloqués. Adrien réagit au quart de tour et affirme fermement qu’il ne paiera pas pour un service public. Nous avons déjà perdu assez d’argent et de travail dans cette histoire. Sur fond de scandale, nous sortons du poliçariat d’un pas décidé.  
Une fois les esprits calmés, nous reparlons de ce qui s’est passé et de ce qu’on nous demande. Nous préférons nous exécuter que de risquer des ennuis.
Quelques jours plus tard, nous irons payer les 60'000 USH et obtiendrons notre rapport non sans nous être excusés de l’esclandre de la dernière fois. Mais, n’est-il pas trop tard ?

Jack

samedi 2 octobre 2010

All right, everybody be cool, this is a robbery!

Les programmes sont momentanement interrompus pour cause de vol de notre portable.
Notre voiture ayant malencontreusement ete braquee pendant que nous mangions un hamburger nous ne sommes plus en mesure de vous fournir videos et photos.
Nous devrions etre en mesure de remedier a ce desagrement d'ici a environ deux semaines.

Pour J&C Channel, 
J. Mognetti et C. Bornet