SALUT

dimanche 28 novembre 2010

Article pour le journal d'Omoana


« Prépare-toi, petit garçon,
Elle s’ra longue l’expédition
Et même si on n’en revient jamais vivant
Il faut marcher droit devant.

Quand il était haut comme trois pommes
Et qu’il n’était qu’un tout petit bonhomme,
On le poussa hors du berceau
Lui mettant un baluchon sur le dos,
Le bagage vide d’expérience
Il posera le pied dans son existence.
On n’est pas sitôt arrivé
Que l’on doit faire face à sa destinée »

                                    Tiré de la chanson « Droit devant » des Cowboys fringants


Dans le baluchon de Joachim il y a, comme dans celui de nombreux petits Ougandais, un virus, celui du VIH.
Un tout petit virus, minuscule même ! Mais qui prend tant de place !
Ils avaient bien réussi à cohabiter pendant les premières années de sa vie. Ce dernier avait su rester discret… Mais à présent !
Son énergie, son immunité, sa joie de vivre, rien n’a réussi à y échapper.
A l’école les copains ne veulent plus s’asseoir à ses côtés, au village certaines personnes crient : « Ne vient plus chez nous, on ne veut pas ton SIDA ! ». Et même à la maison,… c’est plus comme avant.
Pas facile de garder la tête haute.
Les fièvres, les diarrhées sont devenues de plus en plus fréquentes.

Plus de répit.

Etant arrivée au bout de ce qu’elle connait pour soigner son garçon, la maman décide de l’emmener chez le docteur.

Il est à bout de forces

« Ho là là ! Pourquoi as-tu autant attendu maman ?! Ne vois-tu pas dans quel état se trouve ton enfant ? »
Le traitement anti-rétroviral débuta rapidement et Joachim resta quelques mois à « la maison Omoana ».
Pour récupérer tout d’abord, puis pour en apprendre plus sur le VIH, comment lui faire face et  comment « vivre  positivement ».
Il put alors mettre d’autres choses dans son balluchon ; des rêves, de l’espoir, de l’amour et quelque part, dans une petite poche, là où il ne prend plus trop de place, ce virus.

                                                                                     Caroline

Le plastique c'est fantastique

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samedi 13 novembre 2010

La Terre vue de la terre




Petit diaporama qui sera alimenté au fur et à mesure de nos rencontres...

Article pour le journal d'Omoana

En tant que donateurs et parrains, vous connaissez certainement les activités d’Omoana par divers biais. Qu’à cela ne tienne, j’ai envie de vous faire part de mon point de vue.

Arrivé avec mes représentations du travail qui se faisait ici, elles ont très vite été remplacées par de la curiosité et l’envie de comprendre, sans préjugés, la réalité de l’intervention d’Omoana.

Ici, pas de concept fumant pour donner une direction au travail mais beaucoup de bon sens, une excellente connaissance du contexte culturel, économique, social. Mais aussi une vision des enjeux de ce pays dans son développement.

Concrètement, Omoana c’est accueillir un enfant HIV positif en mauvaise santé, détecté à l’hôpital. On lui donne un traitement pour renforcer son système immunitaire. On le nourrit selon un régime recommandé pour les personnes atteintes du sida. Ensuite, on vise sa réintégration dans sa famille. Cela implique de comprendre qu’est-ce qui l’a amené dans cette situation. On sait qu’être HIV positif en Ouganda ça sous-entend une discrimination au village, à l’école et même dans la famille. Mais aussi la croyance qu’aucun traitement n’existe ou que Dieu en a décidé ainsi. On peut comprendre que certains parents, faute d’information, de moyens économiques et sous la pression de la communauté, ne prennent plus soin de leur progéniture. Alors Omoana l’inscrit à l’école et financera sa scolarité jusqu’à ce qu’il obtienne un métier. On informe les parents de la gratuité du traitement. On va les guider afin d’accueillir leur enfant dans les meilleures conditions sanitaires et sociales. Tout cela a un coût, alors, à certaines conditions, un micro-crédit peut leur être octroyé. Omoana va également rencontrer le maître de classe pour le sensibiliser à la situation et entreprendra la même démarche avec le chef du village. Ainsi l’enfant réintègrera sa communauté. 

Mais pourquoi faire tout ça ? Parce que le pays est en plein développement et qu’il a besoin d’ambassadeurs comme tous ces enfants à qui Omoana tente d’offrir un avenir.

…Mais en fait, c’est pas une approche holistique ça… ?

                                                                                                                 Jack

Beard, beard beard, nice beard!

Sur une idée originale de Jacques Mognetti,... Un commentaire est-il bien nécessaire?

Expérience (in)hospitalière


Il y a quelques semaines, la petite Shifa est tombée de la balançoire. L’histoire aurait très bien pu se terminer là… Mais malheureusement le choc avait entrainé la fracture de son fémur. Un peu de paracétamol pour le trajet jusqu’à l’hôpital.
La radio aura vite confirmé le diagnostic : une très vilaine fracture déplacée.
Une perfusion, des antalgiques puissants et un passage au bloc auraient sans doute été de mise en Suisse mais là… l’orthopédiste n’est pas disponible.
Shifa est installée dans un des seuls lit libre du service de traumatologie de l’hôpital de Jinja. Elle passera la nuit ainsi, « on verra ça demain ». Entre la douleur, le choc, les pleurs des autres patients, j’imagine qu’elle n’a pas réussi à trouver le sommeil.
A notre passage le lendemain rien n’avait été fait, Shifa avait plus ou moins réussi à trouver une position antalgique mais sa maman et les soignants, peu sensibles à sa douleur, la remettaient droite, la bougeait pour l’examiner.
Le surlendemain, enfin, quelque-chose est entrepris. Elle sera placée en extraction (fabrication maison) pour plusieurs semaines. Les jambes à l’équerre.
Shifa pleure et souffre terriblement. Du tramal lui a été prescrit toutes les 8 heures mais à notre passage à 20 heures elle n’avait rien reçu depuis la matinée !
Sa maman veille sur elle jour et nuit. Ici, pas de soins de nursing pour les infirmières. La toilette, les repas sont gérés par la famille.
Nous lui apportons quelques peluches pour s’amuser et des jeux mais au bout de plusieurs semaines alitée, avec comme seul horizon le lit du voisin Shifa s’est renfermée.
Pour échapper, sans doute, à la douleur, aux souffrances environnantes, à l’odeur nauséabonde, à l’ennui elle s’est enfermée dans sa bulle, pour se protéger.

C’est, entre autre, pour lutter contre ce phénomène d’hospitalisme que dans notre métier d’infirmière nous accordons une importance particulière aux douleurs et aux souffrances diverses de la personne malade. En Suisse, nous avons la chance d’avoir des moyens et du temps pour prendre en compte tout cela.

Shifa est à présent de retour à la maison Omoana, avec son plâtre.
Nous lui souhaitons de petit à petit s’ouvrir à nouveau et de retrouver confiance en elle.

                                                                                                     Caro

Suisse nostalgie

Comment ne pas avoir le smile? Merci Coralie!

Hou punaise! Quel Régal! Merci Mognetti & Co



L'équipe de choc d'OMOANA

Damali ou Auntie, qui fait des merveilles aux fourneaux et distribue plein d'amour depuis sa cuisine.

Teddy, jolie Teddy, la travailleuse sociale aussi discrète qu'efficace.

Dan, gardien de jour et de nuit, toujours à veiller sur la maisonnée.

Oncle Adrien, The Boss. Il veille avec amour sur son projet et sur les enfants.

Sister Ruth, infirmière polyvalente qui garde toujours le sourire malgré les trajets "up and down" entre Omonana et St-Françis.



Voilà les personnes que nous avons eu la chance de rencontrer ici et avec qui nous partageons notre quotidien.

lundi 8 novembre 2010

Petite visite de la maison Borgnetti à Jinja

Visite guidée conduite par Monsieur Jacques Mognetti dit "Rouflaquettes" ou encore "Le Rouquin".



Mise en ligne depuis la Suisse pour des raisons de qualité de la connexion Internet...

mercredi 3 novembre 2010


Chère maman, chère belle-maman,
Ces dix jours ont bien vite passé, pas eu le temps de trop s'arrêter ni de rêvasser.
D'est en ouest l'Ouganda nous avons parcouru,
Tantôt émus, repus ou courbatus.
Pas beaucoup de belles-mères peuvent se vanter d'avoir dormi sous tente avec leur gendre,
Ainsi as-tu pu voir par toi même qu'il me convient à merveille.
Nous te remercions d'avoir pris ton courage à deux mains
Et d'être venue partager notre quotidien africain.

                                                                                           Jack et Caro

Pour manger des beans tous les jours il faut d'abord les écosser...





Journée studieuse





Bouille de fripouille


Et en plus la photo ne les montre pas tous!


Quelques clichés d'Afrique (pour Terry et les autres)




Combien sont-ils ?...

















Tout le monde à l'affut, un lion en vue ?







African Abbey Road